NUIT DES 100 JOURS : LE PROFESSEUR ELSA AYO ÉPOUSE BIVIGOU POSE LES FONDEMENTS D’UN SYSTÈME DE SANTÉ MODERNE, ÉQUITABLE ET PLUS PROCHE DES GABONAIS

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Invitée de l’émission spéciale « La Nuit des 100 Jours » diffusée le 2 juin 2026 sur Gabon 1ère, la ministre de la Santé, Professeur Elsa AYO épouse BIVIGOU, a présenté le bilan des cent premiers jours d’action de son département ministériel. Cet exercice de redevabilité a permis de mettre en lumière les réformes engagées ainsi que les orientations stratégiques destinées à améliorer l’accès aux soins, moderniser les infrastructures sanitaires et renforcer la qualité de la prise en charge sur l’ensemble du territoire national.

En ouverture de son intervention, la ministre a exprimé sa gratitude au Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, pour la confiance placée en elle dans la conduite du projet sanitaire national. Elle a rappelé que son action s’inscrit dans le cadre d’une lettre de mission articulée autour de quatre priorités majeures : l’amélioration de l’accessibilité à des soins de qualité, le renforcement de la gouvernance hospitalière fondée sur la performance et la redevabilité, une gestion plus efficiente des ressources humaines ainsi que la modernisation du système de santé à travers la digitalisation.

Parmi les réformes structurantes engagées au cours de cette période figure l’adoption de plusieurs textes normatifs majeurs, notamment le nouveau Code de la santé, présenté comme le socle juridique d’un système sanitaire plus moderne et mieux adapté aux défis contemporains. Ce cadre réglementaire intègre plusieurs innovations importantes, parmi lesquelles la charte hospitalière, la charte du patient, l’encadrement de la médecine traditionnelle, la procréation médicalement assistée, la recherche médicale ainsi que les mécanismes de discipline et d’évaluation du personnel de santé.

Cette dynamique a également permis la finalisation des textes régissant plusieurs structures stratégiques du secteur et la mise en place de la Haute Autorité de la Santé. La ministre a souligné que les Centres Hospitaliers Universitaires disposent désormais de bases juridiques consolidées leur permettant de développer des conventions de coopération et des partenariats institutionnels à l’échelle nationale et internationale.

Le Professeur Elsa AYO épouse BIVIGOU a par ailleurs présenté les avancées enregistrées dans le domaine des infrastructures sanitaires et du renforcement des plateaux techniques. Parmi les réalisations majeures figurent l’inauguration du Centre Hospitalier Régional de Makokou, dans la province de l’Ogooué-Ivindo, ainsi que la réhabilitation et l’équipement de nombreuses structures sanitaires à travers le pays.

Le renforcement des équipements médicaux s’est notamment traduit par la mise en service du scanner du Centre International de Recherches Médicales de Lambaréné et l’ouverture d’un nouveau laboratoire national de santé publique à l’entrée du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville. Au niveau des centres hospitaliers universitaires, une Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est actuellement en cours d’installation au CHUL, tandis qu’un équipement similaire est prévu au Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo.

L’ambition du Gouvernement est de doter chaque province d’un scanner d’ici à la fin de l’année 2026. À ce jour, sept provinces en sont déjà équipées. En parallèle, sur les 537 dispensaires recensés sur l’ensemble du territoire, 90 font actuellement l’objet de travaux de réhabilitation et d’équipement. Douze centres médicaux, douze centres de santé ainsi que quatre Centres Hospitaliers Régionaux bénéficient également d’importants programmes de modernisation.

La ministre a également mis en avant les progrès réalisés dans la digitalisation du système de santé. Le déploiement du système d’information hospitalier et l’opérationnalisation du dossier médical électronique constituent des avancées majeures dans la modernisation de la gouvernance sanitaire. Treize structures de santé du Grand Libreville sont déjà interconnectées, permettant une meilleure circulation des informations médicales, une réduction des délais de prise en charge et une production de données statistiques fiables pour une gestion plus efficace des ressources et des médicaments.

Concernant l’approvisionnement pharmaceutique, l’Office Pharmaceutique National poursuit son repositionnement en tant que centrale nationale d’achat, avec quatre antennes provinciales déjà opérationnelles. Un programme de renforcement logistique est en cours afin d’améliorer la distribution des médicaments dans les zones les plus reculées. Les pharmacies hospitalières sont également renforcées pour garantir une meilleure disponibilité des médicaments injectables et génériques, dont la qualité est certifiée par les autorités compétentes.

Dans la lutte contre le paludisme, la stratégie nationale évolue vers une approche davantage fondée sur le diagnostic. Les officines sont désormais tenues d’effectuer un test de dépistage rapide avant la délivrance des traitements antipaludiques, afin de mieux lutter contre les phénomènes de résistance aux médicaments.

Consciente que la qualité du système de santé repose avant tout sur les femmes et les hommes qui l’animent, la ministre a présenté plusieurs mesures en faveur des ressources humaines. Trois cents agents de santé ont déjà été affectés dans les provinces et deux cents affectations supplémentaires sont prévues d’ici à la fin de l’année, afin de réduire les disparités territoriales dans l’accès aux soins.

L’amélioration de l’accueil des patients constitue également une priorité. Un audit réalisé au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville a révélé un niveau d’insatisfaction important, principalement lié aux délais d’attente. En réponse, un vaste programme de sensibilisation à l’éthique, à la déontologie et à la qualité de l’accueil a été lancé auprès des personnels de santé. Des formateurs ont été déployés dans les différentes régions sanitaires afin de promouvoir une culture de service fondée sur le respect du patient et la qualité de la prise en charge.

S’agissant de la sécurité des soins, des procédures renforcées ont été instaurées pour le suivi des décès en milieu hospitalier. Des analyses systématiques sont désormais conduites dans les quarante-huit heures suivant chaque décès afin d’améliorer les pratiques médicales et de renforcer la transparence du système.

Au-delà du bilan présenté, le Professeur Elsa AYO épouse BIVIGOU a exposé plusieurs perspectives stratégiques pour les mois à venir. La réduction de la mortalité maternelle et infantile demeure l’une des priorités du ministère à travers la stratégie dite des « trois retards » : retard de consultation, retard de transfert et retard de prise en charge.

Pour répondre à ces défis, vingt-cinq départements bénéficient déjà de dispositifs de télémédecine en gynécologie et obstétrique permettant l’interprétation à distance des examens réalisés dans les zones éloignées. Plus de 40 000 carnets de santé mère-enfant ont été distribués en partenariat avec la Fondation Ma Bannière et une plateforme nationale de coordination des transferts sanitaires a été mise en place afin de sécuriser les évacuations médicales.

Le ministère poursuit également ses efforts de prévention à travers des campagnes de déparasitage, de vaccination et de sensibilisation communautaire. Deux cents agents de santé communautaire ont ainsi été formés pour renforcer les actions de proximité en matière de santé publique.

Face à la progression des maladies non transmissibles, notamment les pathologies cardiovasculaires, la ministre a appelé à une plus grande vigilance face à l’hypertension artérielle, principal facteur de risque des accidents vasculaires cérébraux. Elle a également alerté sur la montée préoccupante des troubles liés à la santé mentale et aux addictions, particulièrement chez les jeunes, dans un contexte où le pays ne compte encore qu’un nombre limité de spécialistes en psychiatrie.

Enfin, la ministre a présenté plusieurs projets structurants destinés à renforcer l’offre nationale de soins spécialisés et à réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger. Il s’agit notamment de l’Institut cardio-neurovasculaire d’Akanda, de l’hôpital spécialisé en ophtalmologie d’Oyem, du futur centre d’urologie et de néphrologie appelé à développer la transplantation rénale, de l’hôpital de traumatologie d’Angondjé ainsi que du renforcement des capacités de l’Institut de Cancérologie.

Elle a également souligné les avancées permises par le nouveau Code de la santé en matière de don d’organes, ainsi que les discussions engagées avec les partenaires internationaux pour mobiliser de nouveaux mécanismes de financement du secteur. Des échanges ont également été menés avec la diaspora médicale gabonaise en Europe afin de favoriser le transfert d’expertise dans les domaines de la médecine spécialisée, de la santé mentale, du numérique et du management hospitalier.

À travers l’ensemble de ces réformes et projets structurants, le ministère de la Santé réaffirme sa volonté de bâtir un système sanitaire plus performant, plus inclusif et davantage tourné vers les besoins des populations. Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision portée par le Président de la République, fondée sur l’amélioration du bien-être des citoyens, la modernisation des services publics et la construction d’un Gabon plus solidaire, souverain et durable.

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