Invités de l’émission spéciale « La Nuit des 100 Jours », diffusée le mardi 2 juin 2026 sur Gabon 1ère, le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère, Thierry MINKO, et le ministre délégué en Charge du Budget, Marc ABEGHE, ont dressé le bilan des cent premiers jours d’action de leur département ministériel. Cet exercice de redevabilité a permis de présenter les principales réformes engagées en matière de lutte contre la vie chère, de gestion budgétaire, de maîtrise de la dette publique, de digitalisation des finances de l’État et d’amélioration du climat des affaires.
Abordant la question du coût de la vie, Thierry MINKO a rappelé les efforts déployés à travers la Centrale d’Achat, les méga marchés et les points de vente partenaires pour proposer aux populations des produits à des prix accessibles. Il a notamment cité l’exemple de certains produits de grande consommation, dont l’huile alimentaire commercialisée à moins de 900 francs CFA dans certains points de vente. Le ministre a toutefois reconnu la nécessité de renforcer la communication autour de ces dispositifs afin de mieux faire connaître les opportunités offertes aux consommateurs.
Sur le volet budgétaire, Marc ABEGHE a souligné que la masse salariale représente plus de 40 % des revenus permanents de l’État. Dans ce cadre, le Gouvernement a programmé la régularisation de 33 000 situations administratives en 2026, pour un coût estimé à plus de 56 milliards de francs CFA. À ce jour, plus de 14 000 dossiers ont déjà été traités. Concernant les rappels de solde, près de 70 milliards de francs CFA ont été versés, soit plus des deux tiers du stock à apurer.
Thierry MINKO a, pour sa part, rappelé les importants recrutements opérés dans la fonction publique depuis août 2023, avec plus de 15 000 agents intégrés. Il a également mis en avant les perspectives d’emplois liées aux grands projets structurants, notamment le corridor Bilinga-Kobékobé, qui comprend une ligne ferroviaire, une voie terrestre et un port en eau profonde, avec plusieurs milliers d’emplois directs et indirects attendus.
S’agissant de la dette publique, le ministre a indiqué que plus de 3 000 milliards de francs CFA ont été honorés depuis août 2023. La dette globale s’établit actuellement autour de 8 700 milliards de francs CFA. Tout en défendant le recours maîtrisé à l’endettement comme levier de développement, il a expliqué que la nouvelle stratégie privilégie davantage les mécanismes de cofinancement avec des partenaires nationaux et internationaux afin de limiter l’exposition financière de l’État.
La modernisation de la gestion publique a également occupé une place importante dans les échanges. Thierry MINKO a annoncé la mise en œuvre du Système intégré de gestion des finances publiques, une plateforme numérique développée sous souveraineté gabonaise qui interconnecte l’ensemble des administrations financières. Ce dispositif permet une meilleure traçabilité des opérations, renforce la transparence et réduit considérablement les risques de manipulation des données budgétaires et financières.
Au plan macroéconomique, le ministre a relevé une croissance estimée à 3 % en 2025 et projetée à 4 % en 2026, avec des perspectives encore plus favorables à moyen terme grâce à l’accélération des investissements publics et privés. Il a également insisté sur l’importance du rapatriement des recettes d’exportation afin de préserver les réserves de change de la sous-région et de soutenir la stabilité économique.
Concernant l’amélioration du climat des affaires, Thierry MINKO a mis en avant plusieurs réformes destinées à renforcer l’attractivité du Gabon, notamment la modernisation des tribunaux de commerce, la digitalisation des procédures administratives ayant permis de réduire le délai de création d’entreprise à 48 heures, ainsi que diverses mesures d’incitation fiscale. Il a également rappelé les dispositifs mis en place pour favoriser l’accès des PME nationales à la commande publique et soutenir l’entrepreneuriat local.
Enfin, les deux membres du Gouvernement sont revenus sur l’ajustement budgétaire récemment opéré, marqué par une révision du budget de l’État à 5 495 milliards de francs CFA. Cette démarche vise à aligner les prévisions budgétaires sur le niveau réel des recettes et à privilégier le financement de projets suffisamment matures et adossés à des études préalables, conformément aux principes de rigueur et d’orthodoxie budgétaires.
À travers l’ensemble de ces actions, le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations réaffirme sa volonté d’accompagner la vision de transformation portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, fondée sur la transparence, la discipline budgétaire, l’amélioration du pouvoir d’achat des populations et la diversification de l’économie nationale.

