NUIT DES 100 JOURS : LE PROFESSEUR CHARLES EDGAR MOMBO ACCÉLÈRE LA TRANSFORMATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AU SERVICE DE L’EMPLOYABILITÉ, DE LA QUALITÉ ACADÉMIQUE ET DE LA RECHERCHE

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Invité de l’émission spéciale « La Nuit des 100 jours » diffusée le 2 juin 2026 sur Gabon 1ère, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, porte-parole du Gouvernement, Professeur Charles Edgar MOMBO, a présenté le bilan des cent premiers jours d’action de son département ministériel. Cet exercice de redevabilité a permis de mettre en lumière les réformes engagées ainsi que les orientations stratégiques destinées à repositionner durablement l’enseignement supérieur gabonais comme un levier de développement, d’innovation et d’insertion professionnelle.

En ouverture de son intervention, le ministre est revenu sur les efforts entrepris pour renforcer la gouvernance universitaire et moderniser l’administration du secteur. Il a rappelé que son action s’inscrit dans le cadre d’une lettre de mission reçue le 5 janvier dernier, articulée autour de quatre axes prioritaires : la réforme académique et l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, le développement d’une recherche au service de la société, la promotion de la vie étudiante et de l’employabilité, ainsi que le renforcement de la gouvernance universitaire et des réformes administratives.

Parmi les principaux chantiers engagés figure la modernisation du cadre pédagogique et réglementaire. Dans cette perspective, plus de 500 enseignants-chercheurs et chercheurs ont bénéficié de formations aux technopédagogies et aux outils numériques, conformément aux recommandations du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Par ailleurs, des cellules d’assurance qualité, indépendantes des équipes dirigeantes des établissements, ont été mises en place au sein des universités et grandes écoles afin de garantir le contrôle des curricula, le suivi de la qualité des enseignements et l’amélioration continue des formations.

Le Professeur Charles Edgar MOMBO a également présenté les avancées enregistrées dans le domaine de la réforme des formations et de l’insertion professionnelle. L’objectif affiché est de rapprocher davantage les parcours académiques des besoins réels du marché de l’emploi. Plusieurs programmes ont ainsi été révisés afin de renforcer leur dimension pratique et professionnalisante. À l’Université Omar Bongo, de nouvelles licences professionnelles orientées vers les métiers de l’immobilier ont été créées. Des formations conçues à la demande des entreprises sont désormais proposées afin de faciliter le recrutement direct des diplômés. Une cartographie nationale des métiers porteurs a également été réalisée grâce à un financement de l’UNESCO, tandis qu’un vice-rectorat dédié à la vie étudiante et à l’insertion professionnelle a été institué.

S’agissant de l’amélioration des conditions de vie des étudiants, le ministre a mis en avant plusieurs réalisations majeures. Le paiement des bourses étudiantes, représentant une enveloppe globale de 54 milliards de francs CFA, a été assuré. Cinq restaurants universitaires ont été ouverts, tandis que les capacités d’hébergement ont été renforcées avec plus de 5 200 lits disponibles à l’Université Omar Bongo et entre 500 et 600 lits à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku. Le tarif social du repas universitaire a été maintenu à 500 francs CFA afin de préserver l’accessibilité pour les étudiants dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.

Dans le même élan, une convention de partenariat a été conclue avec la Fédération des Entreprises du Gabon afin de favoriser l’immersion professionnelle des étudiants. Grâce à cette initiative, plus de 400 étudiants de l’Institut National des Sciences de Gestion ont déjà été placés en stage.

Conscient du rôle stratégique de la recherche scientifique dans le développement national, le ministre a également présenté plusieurs actions destinées à renforcer l’innovation et la production de connaissances. Le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CENAREST) mène notamment des travaux sur la production locale de provende destinée à l’élevage de poulets de chair, dans la perspective de l’interdiction des importations prévue en janvier 2027. De son côté, l’Institut National Supérieur d’Agronomie et de Biotechnologies (INSAB) de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku produit actuellement près de 1 300 kilogrammes de poulets de chair par mois. Trente agriculteurs ont déjà été formés dans ce cadre, tandis que des expositions mensuelles permettent de valoriser les résultats de la recherche appliquée.

Le ministre a également souligné les avancées enregistrées en matière de financement de la recherche. Les établissements d’enseignement supérieur sont désormais autorisés à ouvrir des comptes auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations afin de capter plus efficacement les financements internationaux. Un nouveau concours financier de l’UNESCO est par ailleurs attendu pour soutenir le rééquipement des laboratoires de recherche.

Au-delà du bilan des cent premiers jours, le Professeur Charles Edgar MOMBO a présenté les principales perspectives de son département pour les mois à venir. Celles-ci portent notamment sur l’accélération des investissements dans les infrastructures universitaires, le renforcement des partenariats public-privé et la lutte contre les pratiques contraires à l’éthique académique.

Les travaux de construction des universités d’Oyem et de Mouila se poursuivent activement, tandis que plusieurs infrastructures majeures seront prochainement livrées, notamment l’auditorium Phénix de l’Université Omar Bongo et celui de l’Université des Sciences de la Santé. Des dispositifs d’accompagnement social destinés aux étudiants en situation de handicap seront également opérationnels dès la prochaine rentrée universitaire.

Enfin, le ministre a annoncé la poursuite de l’audit relatif au paiement des vacations, engagé sur instruction du Président de la République. Les premiers règlements ont déjà débuté à l’Université Omar Bongo et à l’Université Nationale. Des inspecteurs seront par ailleurs déployés dans les établissements dès les prochains jours afin de mettre un terme aux pratiques consistant à conditionner l’accès aux cours à l’achat de fascicules.

À travers l’ensemble de ces réformes, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique réaffirme sa volonté de bâtir un système universitaire plus performant, plus inclusif et davantage connecté aux besoins du développement national. Cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, fondée sur la valorisation du capital humain, la promotion de l’excellence et la construction d’une économie moderne, souveraine et durable.

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