FEUILLE DE ROUTE DES 100 JOURS : REDÉPLOYER LA DIPLOMATIE GABONAISE ET RENFORCER LE RAYONNEMENT INTERNATIONAL DU GABON

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Lors du Conseil des Ministres du 5 janvier 2026, le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a instruit l’ensemble des membres du Gouvernement de lui soumettre, dans un délai d’un (1) mois, une feuille de route des cent (100) jours. Ces documents stratégiques s’inscrivent dans le cadre du projet de société présidentiel « Bâtissons des édifices nouveaux », du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) ainsi que du Plan d’Action Gouvernemental (PAG).

À cet effet, l’ensemble des feuilles de route a été présenté au Chef de l’État le 4 février 2026 par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann IMMONGAULT, lors d’une audience tenue au Palais présidentiel.

S’inscrivant dans cette dynamique impulsée au plus haut sommet de l’État, le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et de la Diaspora, a engagé une série d’actions structurantes visant à repositionner le Gabon comme un acteur crédible, influent et respecté sur la scène internationale.

Intervenant dans l’émission « Le Gouvernement s’exprime » sur Gabon 24, la Ministre de tutelle, Marie-Edith TASSYLA YE DOUMBENENY, a rappelé les missions fondamentales de son département ministériel, à savoir : conduire l’action extérieure de l’État, promouvoir l’image du Gabon à l’international, défendre les intérêts des Gabonais à l’étranger, renforcer la coopération internationale, ainsi que consolider l’intégration régionale et l’engagement multilatéral du pays.

Dans le cadre de la feuille de route des cent (100) jours, l’action du ministère s’articule autour de priorités stratégiques clairement définies, notamment 

  • le redéploiement de la politique étrangère, 
  • le renforcement de la coopération internationale, 
  • la valorisation de la diaspora en tant que partenaire stratégique 
  • et l’accompagnement du Chef de l’État dans la mise en œuvre du Plan National de Croissance et de Développement.

Un redéploiement stratégique de la diplomatie gabonaise

Le redéploiement de la diplomatie gabonaise constitue un axe central de cette feuille de route. Il repose, d’une part, sur la diversification des partenariats internationaux, tout en consolidant les relations avec les partenaires traditionnels, et, d’autre part, sur la redéfinition de la carte diplomatique.

À cet effet, un diagnostic approfondi a été conduit au niveau de l’administration centrale ainsi que des missions diplomatiques, afin d’évaluer la pertinence de la présence du Gabon à l’étranger, au regard de ses intérêts stratégiques. Cette démarche vise à rationaliser le réseau diplomatique, en envisageant, le cas échéant, l’ouverture ou la fermeture de certaines ambassades, en fonction des intérêts stratégiques du Gabon.

Il est en effet rappelé que l’ouverture ou la fermeture d’une ambassade répond exclusivement à la défense des intérêts nationaux. À titre d’illustration, la décision du Chef de l’État d’ouvrir une représentation diplomatique tout dernièrement en Guinée Conakry a été consolidée car le pays souhaite accompagner près de 300 étudiants gabonais évoluant dans des filières scientifiques dans ce pays.

Par ailleurs, les missions diplomatiques font l’objet d’une évaluation régulière, trimestrielle ou semestrielle, conduite par l’Inspection Générale des Services du ministère. Dans ce cadre, les chefs de mission diplomatique nouvellement nommés reçoivent des lettres de mission assorties d’indicateurs de performance, de mécanismes d’évaluation, ainsi que de dispositifs de sanction ou de récompense.

Un repositionnement affirmé du Gabon sur la scène internationale

Des avancées significatives ont été enregistrées en matière de repositionnement du Gabon sur la scène internationale. Le pays a notamment réintégré les principales instances internationales, dont l’Union Africaine, à la faveur du respect du calendrier électoral et des engagements pris durant la transition.

Le Gabon demeure également un membre actif de Organisation Internationale de la Francophonie, organisation dont il est l’un des pays fondateurs.

Sur le plan régional, le pays s’illustre au sein de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), en contribuant à la promotion d’un ressortissant gabonais au poste de Commissaire en charge des affaires politiques, de la paix et de la sécurité.

Sur le plan international, la participation du Gabon à la COP30 à Belém (Brésil) a permis au pays de se voir confier des responsabilités stratégiques liées à la gestion des forêts du bassin du Congo. 

Par ailleurs, l’intégration prochaine du Gabon au Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine constitue une avancée majeure dans le renforcement de son influence diplomatique.

Une diplomatie au service du développement et du Plan National de Croissance et de Développement

Conformément aux orientations du Chef de l’État, la diplomatie gabonaise est désormais conçue comme un levier stratégique de développement. Le Ministère des Affaires Étrangères s’attèle ainsi à identifier, négocier et sécuriser des partenariats mutuellement bénéfiques, susceptibles de générer des investissements structurants pour l’économie nationale.

À travers ces accords de coopération, le Gabon entend favoriser la réalisation de projets à fort impact, notamment dans les domaines des infrastructures, de la santé ou encore de l’emploi, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations.

La diaspora, un partenaire stratégique de la Nation

La diaspora gabonaise occupe une place centrale dans cette dynamique. Sous l’impulsion du Chef de l’État, des mesures incitatives ont été mises en œuvre afin d’encourager le retour et l’implication des Gabonais de l’étranger dans le processus de développement national.

Des dispositifs d’accompagnement ont ainsi été renforcés, notamment à travers des mécanismes de financement, des programmes de formation et l’appui d’institutions telles que la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) et le guichet unique de l’ANPI.

Par ailleurs, la représentation institutionnelle de la diaspora a été consolidée avec la désignation de deux (2) députés à l’Assemblée Nationale et de deux (2) représentants au sein du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), garantissant une meilleure prise en compte de leurs préoccupations.

Un renforcement du cadre juridique et des conditions d’exercice

Le ministère poursuit également ses efforts en matière de modernisation et de renforcement du cadre juridique. Le statut particulier des agents du ministère des Affaires étrangères est actuellement en cours d’examen, en vue d’une meilleure adaptation aux exigences du métier diplomatique.

Dans le même esprit, des réflexions sont engagées afin d’améliorer les conditions d’exercice des diplomates, notamment en facilitant le rapprochement familial des fonctionnaires lors des affectations à l’étranger, contribuant ainsi à une meilleure efficacité du service diplomatique.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, de faire de la diplomatie gabonaise un instrument stratégique au service du développement, du rayonnement international et de la défense des intérêts fondamentaux du Gabon.

Elle traduit l’ambition de bâtir une diplomatie moderne, cohérente et performante, résolument tournée vers les résultats, capable d’accompagner efficacement la transformation du pays et de positionner durablement le Gabon comme un acteur crédible et influent sur la scène internationale.

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