BUDGET 2027 : LE GABON RENFORCE LES MOYENS DU SECTEUR FORESTIER ET RÉAJUSTE LES CRÉDITS ENVIRONNEMENTAUX‎

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‎La préservation du patrimoine naturel gabonais et la gestion durable des ressources forestières s’inscrivent au cœur des arbitrages budgétaires de l’exercice 2027. Présentés le samedi 24 octobre 2026 devant les députés de l’Assemblée nationale, les projets de budgets des ministères des Eaux et Forêts et de l’Environnement et du Climat font apparaître des évolutions contrastées, marquées par une hausse significative des crédits consacrés au secteur forestier et une diminution de l’enveloppe allouée à l’action environnementale.
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‎Dans le détail, la mission Eaux et Forêts enregistre une progression budgétaire notable, avec des crédits qui passeraient de 22,24 milliards de FCFA en 2026 à 40,53 milliards de FCFA en 2027, soit une augmentation de 82,2 %. Cette hausse, estimée à 18,29 milliards de FCFA, s’explique notamment par la mobilisation de financements extérieurs évalués à près de 13,5 milliards de FCFA. Ces ressources supplémentaires doivent contribuer au financement de nouveaux projets et au renforcement des interventions dans le secteur forestier.
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‎À l’inverse, le ministère de l’Environnement et du Climat connaîtrait une contraction de ses ressources budgétaires. Son enveloppe passerait de 4,70 milliards de FCFA en 2026 à 3,73 milliards de FCFA en 2027, soit une baisse de 20,6 %. Selon les explications fournies au cours des auditions parlementaires, cette évolution s’explique notamment par le transfert de la gestion du conflit homme-faune au ministère des Eaux et Forêts. Cette réorganisation administrative vise à améliorer la coordination des interventions face aux dégâts causés par les éléphants dans les plantations villageoises et à apporter des réponses plus adaptées aux difficultés rencontrées par les populations rurales.
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‎Au-delà des chiffres, les débats parlementaires ont permis de mettre en lumière plusieurs préoccupations majeures liées à la protection du patrimoine naturel et à la sécurité des populations. Les députés ont notamment interpellé les membres du Gouvernement sur la protection des exploitations agricoles contre les incursions de la faune sauvage, la réhabilitation de l’École nationale des eaux et forêts (ENEF), les risques de pollution pétrolière à Port-Gentil ainsi que les conséquences environnementales de certaines activités industrielles. En réponse, plusieurs pistes d’action ont été évoquées, notamment la maintenance des clôtures électriques, le renforcement du contrôle environnemental et l’intensification des audits.
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‎Pour l’exercice 2027, le principal défi consistera à convertir les ressources mobilisées en résultats tangibles sur le terrain. La préservation des écosystèmes, la lutte contre les pollutions, la protection des activités agricoles et l’amélioration des mécanismes de contrôle nécessiteront une utilisation rigoureuse des crédits, une mobilisation effective des financements et une meilleure coordination entre les administrations concernées.
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‎Ces orientations budgétaires s’inscrivent dans la dynamique de transformation portée par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui ambitionne de concilier la valorisation durable des richesses naturelles du Gabon, la préservation de sa biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des populations.
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‎L’enjeu est de faire du patrimoine naturel gabonais un levier de développement durable, de souveraineté économique et de prospérité partagée, au bénéfice des générations présentes et futures.

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