Ce lundi 5 octobre 2026, le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a pris part à l’audience solennelle marquant l’ouverture officielle de l’année judiciaire 2026-2027 des Cours et Tribunaux, au Palais de Justice de Libreville.
Placée sous le signe de la responsabilité et de la consolidation de l’institution judiciaire, cette rentrée a constitué un moment majeur de réflexion sur le fonctionnement de l’appareil judiciaire, les résultats enregistrés au cours de l’exercice écoulé et les priorités à mettre en œuvre pour la nouvelle année. Elle a également été marquée par l’installation officielle de trois hauts responsables judiciaires désignés lors des travaux du Conseil Supérieur de la Magistrature tenus le 16 septembre dernier à Port-Gentil.
Au cœur de cette cérémonie figuraient également les valeurs fondamentales devant guider l’action de la justice. Aux côtés du Chef de l’État, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, les premiers responsables des Hautes Juridictions, les membres du corps judiciaire ainsi que les représentants du Syndicat National des Magistrats du Gabon (SYNAMAG) ont pris part à cette audience, consacrée au renforcement des fondements de l’institution judiciaire et à l’amélioration du service public de la justice.
La rentrée judiciaire a par ailleurs permis de dresser un premier bilan de la mise en œuvre des résolutions adoptées à Port-Gentil. À cette occasion, M. André Wora Alonda a officiellement pris ses fonctions de Premier Président de la Cour de Cassation, M. Jean-Gaspard Mintsa Ondo celles de Commissaire Général à la Loi près le Conseil d’État, tandis que M. Pamphile Moussavou Ibouanga a été installé en qualité de Premier Président de la Cour des Comptes.
Sur le plan des infrastructures et des capacités d’accueil, plusieurs avancées ont été relevées au titre de l’année judiciaire écoulée. Elles concernent notamment la mise en service du Tribunal d’Akanda ainsi que l’achèvement du complexe judiciaire destiné à abriter les juridictions de premier degré à Libreville, traduisant la volonté de renforcer les conditions matérielles nécessaires au bon fonctionnement de la justice.
Dans le prolongement de ces acquis, les nouveaux responsables judiciaires ont réaffirmé leur engagement à exercer leurs fonctions avec rigueur, exemplarité et sens élevé de l’éthique. Les échanges avec la famille judiciaire ont notamment rappelé un principe essentiel : la justice est rendue au nom du peuple gabonais et doit s’exercer dans le strict respect de la loi, sans privilège, sans discrimination et sans traitement différencié.
S’inscrivant dans cette dynamique de transformation, le Président de la République a réaffirmé les ambitions de la Ve République pour le secteur judiciaire. Il a souligné que la modernisation de la justice ne saurait se limiter à la construction ou à la réhabilitation des infrastructures. Elle doit également s’appuyer sur le renforcement de l’indépendance, de l’intégrité, de l’impartialité et de l’éthique professionnelle des acteurs de la justice.
Au-delà de la modernisation de l’appareil judiciaire, l’enjeu demeure celui d’une justice davantage tournée vers le citoyen. Le Chef de l’État a ainsi insisté sur la nécessité de rendre le service public de la justice plus diligent, plus accessible et plus protecteur des droits des justiciables. Une orientation qui vise à consolider la sécurité juridique et à restaurer durablement la confiance entre les citoyens et les institutions judiciaires.
À l’ouverture de ce nouvel exercice, un appel à la responsabilité et à la culture du résultat a enfin été adressé à l’ensemble des magistrats. Le Président de la République les a invités à inscrire leur action quotidienne dans une exigence accrue de professionnalisme, de probité et d’efficacité, afin que la justice réponde pleinement aux attentes des populations.
Après la clôture officielle de l’année judiciaire 2025-2026, l’année 2026-2027 s’ouvre ainsi sous le signe de la consolidation et de la transformation de l’institution judiciaire. Une nouvelle étape qui s’inscrit dans la volonté de faire de la justice un pilier de l’État de droit et un levier majeur de la refondation institutionnelle engagée dans le cadre de la Ve République.



