BIODIVERSITÉ : LE GABON AFFIRME SON LEADERSHIP DANS LA CONSOLIDATION D’UNE GOUVERNANCE RÉGIONALE DE LA FAUNE

  • 0
  • 25 vues

Réunis à Akanda du 5 au 9 octobre 2026, des représentants de plusieurs États d’Afrique centrale conjuguent leurs expertises en vue d’élaborer un référentiel régional de formation consacré à la gestion durable de la faune sauvage.
‎
‎Organisée sous l’impulsion du Ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, cette rencontre traduit la volonté du Gabon de renforcer la coopération régionale en matière de conservation de la biodiversité et de professionnaliser les acteurs du secteur. Cette dynamique, portée par le ministre Maurice Ntossui Allogo, vise notamment à consolider les capacités nationales et à promouvoir une gestion durable du patrimoine naturel.
‎
‎La conservation de la biodiversité ne saurait désormais être appréhendée comme une simple exigence écologique. Elle constitue également un enjeu de souveraineté, de stabilité territoriale et de développement harmonieux. C’est dans cette perspective que le Gabon accueille à Akanda un atelier sous-régional consacré à la conception de modules de formation communs destinés aux professionnels et aux acteurs communautaires engagés dans la gestion de la faune sauvage.
‎
‎Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme de gestion durable de la faune sauvage et réunit des délégations issues de quatre pays d’Afrique centrale. Les travaux portent notamment sur la connaissance des espèces, la gestion responsable des prélèvements, la prise en compte des sauvegardes sociales, ainsi que l’amélioration des mécanismes de gouvernance et de contrôle.
‎
‎L’ambition est de doter la sous-région d’un dispositif harmonisé de renforcement des capacités, adapté aux réalités institutionnelles, sociales et écologiques propres à chaque territoire. À terme, cette initiative devrait contribuer à la professionnalisation de près de 300 agents appelés à exercer au sein des administrations publiques, des organisations spécialisées et des structures communautaires de conservation.
‎
‎LA COMPÉTENCE AU FONDEMENT DE L’ACTION PUBLIQUE ENVIRONNEMENTALE
‎
‎La protection durable de la faune repose non seulement sur la disponibilité de personnels qualifiés, mais également sur la capacité des institutions à planifier, administrer et évaluer leurs interventions avec méthode. À ce titre, les travaux accordent une attention particulière aux dimensions administratives, financières et organisationnelles de la conservation.
‎
‎Cette orientation trouve une illustration concrète dans l’expérience menée par l’Association Protectrice des Grands Singes de la Moukalaba (PROGRAM). Du 29 juin au 4 juillet 2026, cette organisation a organisé une session de formation consacrée à la gestion financière et organisationnelle de ses activités.
‎
‎À travers cette initiative, il s’agit de consolider les fondements du modèle de conservation communautaire des grands singes dans le sud-ouest du Gabon. Cette démarche rappelle que l’efficacité des politiques de conservation repose autant sur la qualité des interventions de terrain que sur la transparence de la gouvernance, la maîtrise des ressources et la capacité des structures à inscrire leur action dans la durée.
‎
‎Le renforcement des compétences apparaît ainsi comme une composante essentielle de la politique environnementale. Il permet de traduire les orientations stratégiques en résultats mesurables et de favoriser une meilleure appropriation des enjeux par les acteurs directement concernés.
‎
‎LA DONNÉE ENVIRONNEMENTALE, INSTRUMENT DE DÉCISION ET DE COOPÉRATION
‎
‎La dynamique engagée à Akanda s’inscrit également dans le prolongement de l’initiative One Forest Vision, qui vise à renforcer la connaissance, la coordination et la gestion concertée des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale.
‎
‎Dans cette perspective, un séminaire annuel est annoncé pour octobre 2026 avec les partenaires de l’initiative, parmi lesquels figure la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Cette échéance permettra notamment d’examiner l’état d’avancement du Système d’information sur les forêts d’Afrique centrale (SIFAC), ainsi que de préciser les modalités de circulation, de fiabilisation et d’exploitation des données environnementales.
‎
‎La mise en cohérence de ces informations constitue un enjeu majeur pour l’action publique. Elle doit permettre de rapprocher les praticiens de la conservation, les formateurs, les communautés locales et les experts des systèmes d’information, afin de favoriser une lecture partagée de l’évolution de la faune et des écosystèmes.
‎
‎Les agents formés dans le cadre des modules élaborés à Akanda auront ainsi vocation à contribuer à l’alimentation des dispositifs régionaux de suivi, tout en mobilisant ces outils pour améliorer la planification, l’alerte, l’évaluation et la prise de décision.
‎
‎LE GABON, ACTEUR DE RÉFÉRENCE DE LA COOPÉRATION ENVIRONNEMENTALE
‎
‎En accueillant cette rencontre, le Gabon réaffirme son attachement à une coopération sous-régionale fondée sur la solidarité, la mutualisation des savoirs et la responsabilité collective. La préservation de la faune sauvage, patrimoine commun des peuples d’Afrique centrale, appelle en effet une action concertée, soutenue par des institutions solides et des ressources humaines hautement qualifiées.
‎
‎La professionnalisation des acteurs, l’harmonisation des pratiques, la modernisation des systèmes d’information et l’implication des communautés constituent ainsi les piliers d’une gouvernance environnementale plus efficace et plus inclusive.
‎
‎Sous la conduite du Ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, cette dynamique contribue au renforcement du positionnement du Gabon comme acteur engagé de la coopération environnementale sous-régionale. Elle s’inscrit dans les orientations portées par Monsieur Maurice Ntossui Allogo, qui place la professionnalisation, la protection de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles au cœur de l’action de son département ministériel.
‎
‎Cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision portée le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, en faveur de la valorisation du capital humain, de la protection du patrimoine naturel et de la promotion d’un développement durable.

FONCTION PUBLIQUE : LAURENCE NDONG ÉCHANGE AVEC LE SYGE V SUR LA RÉVISION DES STATUTS GÉNÉRAUX
Prev Post FONCTION PUBLIQUE : LAURENCE NDONG ÉCHANGE AVEC LE SYGE V SUR LA RÉVISION DES STATUTS GÉNÉRAUX
AGROENTREPRENEURIAT VERT : LE GABON SOUTIENT L’ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE GÉNÉRATION D’ENTREPRENEURS AGRICOLES
Next Post AGROENTREPRENEURIAT VERT : LE GABON SOUTIENT L’ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE GÉNÉRATION D’ENTREPRENEURS AGRICOLES