Le Ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe TONANGOYE, a présidé, le vendredi 25 septembre 2026 à Libreville, les travaux consacrés à l’examen et à l’adoption du projet de règlement portant création du Système d’information énergétique communautaire de la CEMAC (SIE-CEMAC), ainsi que de sa feuille de route.
En effet, réunis du 21 au 23 septembre, les experts des six États membres de la CEMAC ont notamment examiné les enjeux liés à l’harmonisation des données énergétiques, à l’insuffisance des enquêtes statistiques et aux moyens nécessaires à la mise en œuvre du dispositif.
À l’issue de ces travaux, les six États membres ont approuvé le dispositif du SIE-CEMAC et sa feuille de route. Celui-ci vise à mettre en place un cadre commun permettant de disposer de données énergétiques fiables, sécurisées, comparables et régulièrement actualisées, afin d’améliorer la planification et la prise de décision dans le secteur énergétique.
La sécurisation des données constitue également un enjeu majeur. Les informations relatives à l’eau et à l’énergie touchant à la souveraineté et à la sécurité nationales, leur partage devra s’effectuer dans un cadre sécurisé, avec des niveaux d’accès clairement définis.
Pour Philippe TONANGOYE, la disponibilité d’informations fiables constitue un préalable essentiel à une meilleure orientation des politiques publiques et au renforcement de la planification énergétique dans les États membres.
Cette vision est également soutenue par Rachid Ali Abdallah HAMID, Directeur exécutif de la Commission africaine de l’énergie (AFREC), qui a appelé à une vision commune du SIE-CEMAC, à un engagement politique renforcé des États membres et à la mobilisation des financements nécessaires. Le futur dispositif est ainsi appelé à dépasser la seule production statistique pour devenir un véritable outil d’aide à la décision, de planification énergétique et d’intégration régionale.
De son côté, Baltasar ENGONGA EDJO’O, président de la Commission de la CEMAC, a souligné l’importance de standardiser les indicateurs énergétiques, d’harmoniser les méthodes de collecte, de validation et de diffusion des données, et de renforcer une gouvernance régionale fondée sur des informations comparables et vérifiables.
Les États membres sont, par ailleurs, invités à renforcer leurs cellules nationales du SIE à travers des budgets spécifiques et pérennes, des ressources humaines qualifiées ainsi qu’un cadre juridique et institutionnel adapté.
Les résolutions adoptées à Libreville seront désormais soumises au Conseil des ministres de l’UEAC pour adoption.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E. Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, de renforcer la souveraineté énergétique du Gabon, d’améliorer la gouvernance du secteur et de promouvoir une planification publique fondée sur des données fiables, tout en contribuant à l’intégration énergétique de la sous-région.


