FONCTION PUBLIQUE : LAURENCE NDONG ÉCLAIRE L’OPINION SUR LES 1 473 RADIATIONS

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Le chiffre de 1 473 radiations prononcées dans la Fonction Publique a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion. Pour apporter des éclaircissements sur la portée de cette mesure et lever les éventuelles incompréhensions, la ministre de la Fonction Publique et du Renforcement des Capacités, Laurence Ndong, a animé, mardi 22 septembre 2026 à Libreville, une conférence de presse consacrée aux conclusions des travaux de la Commission exceptionnelle chargée d’examiner les dossiers litigieux issus du recensement biométrique et administratif des agents publics.

Cette rencontre avec la presse intervient dans le prolongement d’une vaste opération engagée par les pouvoirs publics pour assainir les effectifs de l’administration publique et fiabiliser le fichier solde de l’État. Le processus de recensement et de vérification avait notamment pour objectif d’identifier les situations administratives nécessitant un examen approfondi, parmi lesquelles la présence effective des agents à leur poste et la régularité de leur situation dans les fichiers de l’État.

Pour examiner ces différentes situations, une Commission exceptionnelle des litiges a été mise en place. Du 8 juin au 24 juillet 2026, celle-ci a procédé à l’étude des dossiers, à la confrontation des données administratives, à l’audition des directions centrales des ressources humaines ainsi qu’à des entretiens avec certains agents concernés. Les conclusions issues de cette procédure ont ensuite été adoptées lors du Conseil des ministres du 18 septembre 2026.

Au terme de cette opération, 1 765 situations administratives ont été examinées dans 37 ministères et institutions. Parmi elles, 1 162 concernaient des agents relevant de la solde permanente, tandis que 603 portaient sur la main-d’œuvre non permanente, dont les dossiers avaient auparavant été traités par la Task-Force.

Dans ce contexte, la ministre a tenu à préciser que les 1 473 mesures de radiation ne renvoient pas à une catégorie unique de situations administratives. Elles regroupent différents cas identifiés et examinés au terme de la procédure mise en place par la Commission exceptionnelle.

Selon le détail communiqué par le ministère, ces mesures comprennent notamment 589 cas d’abandon de poste avec droits à pension, 110 abandons de poste sans droits à pension, 44 situations de présalaire, 20 cas particuliers concernant d’anciens membres de cabinets, six mises à la retraite d’office, 36 ruptures de contrat et 65 décès. À ces situations s’ajoutent 600 cas d’abandon de poste concernant la main-d’œuvre non permanente.

Face aux nombreuses interrogations suscitées par ce dossier, Laurence Ndong a ainsi insisté sur la nécessité de replacer le chiffre de 1 473 dans son contexte administratif. L’opération, a-t-elle expliqué, n’a pas consisté à appliquer une mesure uniforme à l’ensemble des dossiers examinés. Chaque situation a fait l’objet d’un examen selon sa nature et les éléments recueillis au cours de la procédure.

Parallèlement aux radiations, la Commission a également retenu des cas de réhabilitation avec sanctions et de réhabilitation sans sanctions. Cette différenciation traduit la prise en compte de la diversité des situations examinées et la volonté affichée par les autorités de leur appliquer un traitement correspondant aux éléments établis au cours du processus.

Au-delà de la dimension administrative, l’opération comporte également un enjeu financier important. D’après les données communiquées par le ministère, les mesures arrêtées devraient permettre à l’État de réaliser près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles sur la masse salariale. L’objectif affiché consiste ainsi à renforcer la maîtrise de la solde tout en améliorant la gestion des ressources humaines de l’administration publique.

Cette démarche s’inscrit plus largement dans un contexte de recherche d’une meilleure maîtrise des dépenses publiques. Pour le Gouvernement, la fiabilisation du fichier de la Fonction publique constitue un préalable à une gestion plus rigoureuse des effectifs, des ressources humaines et des crédits consacrés à la masse salariale.

Dans le même temps, la ministre a indiqué que les postes budgétaires libérés pourraient bénéficier en priorité aux agents publics dont les situations administratives sont actuellement en attente de régularisation, dans le cadre des procédures de recrutement qui pourraient être engagées.

Au-delà du seul chiffre des radiations, cette opération met également en évidence la volonté des pouvoirs publics de renforcer les mécanismes de contrôle, de suivi et de traçabilité des agents de l’État. Les travaux de la Commission ont notamment permis d’identifier plusieurs situations administratives nécessitant un suivi plus régulier et une meilleure fiabilité des données.

Désormais, l’enjeu pour le Gouvernement consiste à tirer les enseignements de cette opération afin de prévenir la réapparition de certaines irrégularités et de consolider les outils de gestion administrative et salariale. La fiabilité des données apparaît ainsi comme un élément essentiel pour assurer une meilleure adéquation entre les effectifs recensés, les postes budgétaires disponibles et les besoins réels de l’administration.

À terme, cette démarche vise à accompagner l’évolution de la Fonction publique vers une administration davantage structurée autour de la rigueur, de la transparence dans la gestion des effectifs et de l’efficacité du service public.

Cette opération s’inscrit enfin dans la volonté affichée du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de renforcer l’efficacité de l’administration gabonaise et d’améliorer la gestion des ressources publiques. L’assainissement du fichier de la Fonction publique participe à cette orientation, en cherchant à rapprocher les effectifs administratifs des réalités du terrain et des besoins effectifs de l’État.

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