Monsieur le Ministre de l’Économie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Président du Comité de Pilotage, Messieurs les représentants de la Banque mondiale, Monsieur le Directeur Général de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences, Président du Comité Technique de Gabon Digital Monsieur le Directeur Général de la Direction Générale des Examens et Concours, Messieurs les Directeurs des Programmes, Mesdames et Messieurs, en vos rangs, grades et qualités, C’est avec émotion, mais surtout avec la conscience aiguë d’une responsabilité partagée, que je prends la parole devant vous. Car la cérémonie qui nous rassemble aujourd’hui n’est pas une simple formalité : elle est un moment de vérité pour notre administration, un jalon dans la longue marche que nous avons engagée vers sa modernisation. Nous nous positionnons sur chaîne de la matérialisation de la vision et des ambitions du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Son Excellence Monsieur Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, pour notre pays le Gabon. Ce que nous inaugurons ici n’est pas seulement une plateforme informatique. C’est une nouvelle façon de penser, de produire et de faire circuler la décision publique. C’est un véritable changement de paradigme dans notre manière de traiter, transmettre, conserver, rechercher et sécuriser l’information administrative. La Gestion Électronique des Documents — la GED dont on parle depuis des années— est le fruit patient d’une démarche mûrie depuis de longs mois, d’une réflexion collective, et d’une volonté partagée : celle de doter notre administration d’outils dignes des exigences de notre temps. Si nous sommes réunis ce matin pour procéder à son lancement officiel, c’est parce que, dans l’ombre des bureaux et sur le terrain, des femmes et des hommes, dans plusieurs institutions, ont consacré du temps, de l’énergie et de l’expertise à faire mûrir ce projet. Qu’il me soit donc permis, avant toute chose, de leur rendre l’hommage qui leur revient, au nom du Secrétariat Général du Gouvernement.
Ma pensée va naturellement au Ministère de l’Économie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, qui pilote le programme Gabon Digital avec cette constance et cette exigence qui, seules, permettent aux grandes ambitions de se traduire en résultats tangibles. Ma pensée va également à l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences (ANINF) et à ses équipes, dont l’engagement technique et la disponibilité ont accompagné, étape après étape, l’avancée de ce chantier. Mais nos attentes sont encore très grandes. Je veux saluer, avec la même chaleur, les équipes du Secrétariat Général du Gouvernement, qui ont mis leur intelligence métier au service de ce projet : analyse des besoins, cartographie des procédures, examen minutieux des circuits documentaires — autant de contributions décisives sans lesquelles aucun outil, si performant soit-il, ne saurait rencontrer la réalité de nos services. Je tiens aussi à remercier la Direction Générale des Examens et Concours, qui accepte, à nos côtés, d’ouvrir cette phase pilote et de partager avec nous les enseignements d’une expérience qui, très vite, dépassera le cadre de nos deux administrations. J’adresse enfin une reconnaissance toute particulière à la Banque mondiale, dont le soutien fidèle et l’accompagnement éclairé ont permis à la transformation numérique de notre pays d’aborder cette étape avec les moyens de son ambition. Le programme Gabon Digital n’est pas un projet parmi d’autres : c’est le levier d’une refondation méthodique de l’action publique, dont la GED constitue l’une des pièces maîtresses. Un tel chantier exige de la méthode, de la patience, une coordination sans faille — et, plus encore, la lucidité d’accepter que certaines habitudes doivent être revisitées. C’est très précisément en ce point, ici et maintenant, que commence notre véritable responsabilité. Mesdames et Messieurs, Soyons lucides : le lancement de la GED n’est pas l’aboutissement d’un projet ; il en est la véritable épreuve. Nous entrons dans une phase qui, à elle seule, conditionne tout le reste : celle de l’expérimentation, de l’appropriation, et de l’usage effectif de l’outil au quotidien.
Le Secrétariat Général du Gouvernement est, aux côtés de la Direction Générale des Examens et Concours, l’une des deux administrations retenues pour cette phase pilote. Cette confiance nous honore. Elle nous oblige. Nous devons donc aborder cette étape avec la plus grande gravité. Non parce que nous lançons une plateforme — mais parce que nous mettons à l’épreuve, concrètement, une autre manière de servir l’État. Nous éprouvons, en somme, une nouvelle manière de travailler. Il nous faudra observer ce qui fonctionne, mesurer ce qui doit être amélioré, signaler les difficultés sans complaisance, formuler des propositions et — surtout — faire nôtres, progressivement, ces nouveaux mécanismes de travail. La réussite de cette expérience tiendra, pour une part, à la qualité de la solution technique. Mais elle tiendra avant tout, et sans doute davantage, à notre capacité collective à en faire un usage rigoureux. Car une plateforme utilisée sans exigence risquerait, sous des habits numériques, de reconduire les mêmes lourdeurs que nous cherchons précisément à dépasser. C’est pourquoi je lance aujourd’hui, du haut de cette tribune, un appel à l’ensemble des agents du Secrétariat Général du Gouvernement. Cette Gestion Électronique des Documents doit devenir l’affaire de tous. Elle est un projet de transformation de notre administration tout entière, et chaque agent, quel que soit son grade, en est un acteur à part entière. Chacun est appelé à y apporter sa pierre. Il faudra apprendre. Il faudra expérimenter. Il faudra accepter de changer certaines habitudes. Il faudra signaler les difficultés plutôt que les contourner. Il faudra faire remonter, avec franchise, les besoins et les insuffisances. Si nous voulons faire de cette phase pilote une réussite, chacun de nous devra s’y engager pleinement. Mesdames et Messieurs, La GED porte en elle des enjeux qui dépassent largement la sphère technique. Elle doit nous permettre de mieux maîtriser nos documents, de renforcer leur traçabilité, d’améliorer leur conservation, de garantir leur sécurité — et, tout à la fois, de rendre plus fluide leur recherche et leur circulation.
Elle doit nous permettre de réduire, pas à pas, notre dépendance au papier et de surmonter les contraintes bien connues de la circulation physique des dossiers. Car derrière chaque document administratif, il y a une décision qui se prépare, une instruction qui s’applique, une information qui fait autorité. Il y a, aussi, un dossier qui avance ou qui piétine ; un citoyen, une entreprise, une administration sœur qui, quelque part, attend une réponse. Améliorer la gestion documentaire, ce n’est donc pas seulement gagner en confort de travail : c’est améliorer, dans les faits, la capacité de l’administration à honorer ses missions auprès du citoyen. Voilà pourquoi la GED doit être pensée, envisagée et déployée comme un instrument au service de la qualité du service public. Et, à terme, elle doit contribuer à faire émerger une administration plus intégrée, dans laquelle l’information circulera de manière sécurisée entre les services, et où nos institutions pourront s’appuyer, chaque jour davantage, sur des bases numériques communes et interopérables. Mesdames et Messieurs, Pour le Secrétariat Général du Gouvernement, cette phase pilote revêt une signification toute particulière. Notre institution se tient au carrefour de nombreux circuits administratifs et documentaires. C’est chez nous que se croisent, chaque jour, les décisions qui engagent l’action publique. Nous mesurons pleinement la responsabilité qui, en conséquence, nous incombe. Il nous appartient de montrer l’exemple. À l’issue de cette phase, nous devrons être en mesure d’affirmer non seulement que la GED fonctionne techniquement, mais surtout — et c’est là l’essentiel — qu’elle fonctionne dans la réalité quotidienne d’une administration. Nous devrons être capables d’identifier, avec précision, ce qui doit être amélioré avant tout élargissement du dispositif. Et, plus encore, nous devrons être en mesure de transmettre aux autres administrations — celles qui, demain, rejoindront ce mouvement — les enseignements et les bonnes pratiques nés de notre expérience. Car l’enjeu, chacun le sait, dépasse le Secrétariat Général du Gouvernement et la Direction Générale des Examens et Concours.
Si cette phase pilote est concluante, si elle démontre sa pertinence et son efficacité, alors elle deviendra une étape décisive vers le déploiement progressif de la GED dans l’ensemble de notre administration. Cette responsabilité, nous devons l’assumer avec sérieux, avec méthode — et avec fierté. Je voudrais donc, à compter de ce jour, inviter chacun à faire de cette phase pilote une priorité collective. Aux responsables, je demande d’accompagner leurs équipes avec constance et pédagogie. Aux points focaux, je demande d’être pleinement mobilisés, en première ligne, à l’écoute et en appui des utilisateurs. Aux équipes techniques, je demande d’être à l’écoute des usages, de recueillir les remontées et de traiter, avec réactivité, les difficultés rencontrées. Et aux utilisateurs, je demande de jouer pleinement le jeu de l’expérimentation. Testez. Utilisez. Questionnez. Signalez. Proposez. Améliorez. N’ayons pas peur des difficultés : une phase pilote est précisément faite pour les mettre au jour. Une difficulté identifiée et correctement traitée aujourd’hui, c’est une difficulté épargnée demain à une administration tout entière. Mesdames et Messieurs, La digitalisation ou la transformation numérique ne se résume pas à l’acquisition d’outils et de technologies. Elle est, avant toute chose, une transformation des pratiques, des comportements et de nos cultures professionnelles. Car, en définitive, ce sont toujours les femmes et les hommes qui font réussir — ou échouer — une transformation. Retenons, si vous le voulez bien, une idée simple, et emportons-la avec nous en quittant cette salle : la réussite de la GED sera notre responsabilité collective. Elle sera la démonstration que notre administration sait évoluer, s’adapter, se moderniser.
Elle sera aussi un signal fort adressé à l’ensemble de nos institutions : la transformation numérique n’est plus une perspective lointaine ; elle est, dès à présent, une réalité inscrite dans nos méthodes de travail. Avant de conclure, permettez-moi de renouveler mes remerciements à Monsieur le Vice-Président du Gouvernement, à Monsieur le Ministre de l’Économie Numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, à la Banque mondiale, à l’ANINF, à la DGEC, aux équipes de Gabon Digital, à Messieurs les Directeurs des Programmes, ainsi qu’à toutes les équipes techniques et métiers qui ont conduit ce projet à son point d’aboutissement. Qu’il me soit permis, également, de remercier par anticipation tous les agents du Secrétariat Général du Gouvernement qui, à compter de demain, feront vivre cette solution au quotidien. Je demande à chacun des acteurs concernés de s’engager pleinement dans cette phase pilote et d’y consacrer toute l’attention qu’elle mérite. Car notre réussite collective dépendra, très concrètement, de l’engagement de chacun. Je forme dès lors des vœux sincères pour le plein succès de cette phase pilote de la Gestion Électronique des Documents. Je souhaite qu’elle soit concluante, riche d’enseignements, et qu’elle ouvre la voie à une généralisation réussie de la GED au sein de notre administration. En fin, comme au début, toute reconnaissance infinie au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement qui nous donne l’opportunité de faire l’histoire du Gabon à ses côtés, à travers son engagement et sa détermination à mener à terme chaque projet qu’il engage. Ensemble, faisons de cette phase pilote une réussite. Je vous remercie.