Plus de 400 spécialistes venus de plus de 20 pays africains et européens sont réunis à Libreville dans le cadre du 9ᵉ Congrès de l’Association des Pédiatres de Langue Française (APLF) et du 11ᵉ Congrès de l’Association des pédiatres d’Afrique noire francophone (APANF). Ces assises, consacrées aux enjeux de la santé de l’enfant, visent à favoriser le partage d’expériences et à dégager des solutions concrètes pour améliorer la qualité des soins pédiatriques.
Depuis le lundi 7 septembre et jusqu’au 11 septembre 2026, le Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, situé à la Cité de la Démocratie, accueille ces deux grands rendez-vous scientifiques consacrés à la santé de l’enfant. La cérémonie d’ouverture officielle, présidée par la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, s’est tenue en présence de plusieurs personnalités et autorités de premier plan. À cette occasion, la ministre a placé la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la qualité des soins et l’équité territoriale au cœur des échanges.
Dès l’ouverture des travaux, le membre du gouvernement a appelé les spécialistes à faire de ces assises un véritable levier d’amélioration du système de santé. Elle a notamment insisté sur la nécessité de renforcer les soins de proximité et de rapprocher davantage l’offre pédiatrique des populations vivant à l’intérieur du pays. « Les travaux doivent contribuer à réduire la mortalité infantile et rapprocher les soins des enfants des provinces », a-t-elle souligné.
Pour la ministre de la Santé, la protection de l’enfant constitue à la fois une priorité de santé publique et un investissement stratégique dans le capital humain. Malgré les avancées enregistrées, plusieurs défis demeurent, notamment en matière de qualité des soins, de disponibilité des médicaments essentiels, d’accès aux soins spécialisés et de réduction des disparités territoriales. Elle a ainsi relevé la nécessité de mieux traduire les acquis de la recherche et des sociétés savantes dans les pratiques quotidiennes des établissements sanitaires.
Dans cette perspective, le Gouvernement entend renforcer progressivement la couverture médicale spécialisée sur l’ensemble du territoire. La ministre a annoncé le déploiement prochain de pédiatres et d’autres spécialistes dans les différentes provinces, rappelant que « l’enfant gabonais ne vit pas uniquement à Libreville ». Cette orientation devrait permettre d’améliorer l’accès aux soins spécialisés et de réduire les inégalités géographiques en matière de prise en charge pédiatrique.
Parallèlement à cette stratégie de proximité, le Gabon prévoit également de renforcer ses capacités nationales en matière de pédiatrie spécialisée. La construction d’un hôpital dédié à la pédiatrie spécialisée, avec notamment des services de néphrologie, de cancérologie et de cardiologie pédiatriques, s’inscrit dans cette ambition. Pour la ministre, cette évolution devra nécessairement s’accompagner d’une adaptation de la formation des professionnels de santé et de l’organisation des soins.
Sur le plan scientifique, la première vice-présidente de la Société gabonaise de pédiatrie (SOGAPED), Pr Yolande Nzame, a souligné l’urgence de poursuivre les efforts engagés pour faire reculer la mortalité infantile au Gabon. De son côté, le président de l’APANF, Pr Kamaye Moumouni, a plaidé pour une coopération scientifique davantage adaptée aux réalités du continent africain.
Au cœur des échanges figurent ainsi plusieurs problématiques majeures, parmi lesquelles la prématurité, la malnutrition, les maladies infectieuses, les cancers pédiatriques, la drépanocytose, les maladies chroniques et les troubles du développement. À travers ces différents sujets, les participants entendent renforcer la coopération entre professionnels, stimuler la recherche et favoriser la transmission des connaissances au bénéfice des générations futures.
Pendant toute la durée des assises, conférences, tables rondes, ateliers, symposiums et communications scientifiques permettront aux experts de confronter leurs expériences et d’identifier des réponses adaptées aux défis auxquels sont confrontés les systèmes de santé africains. Une dynamique qui accorde également une place importante à la formation et à la relève pédiatrique.
À travers l’accueil de ces deux congrès internationaux, le Gabon confirme ainsi sa volonté de faire de l’expertise, de la recherche et de la coopération scientifique des instruments au service de la transformation de son système de santé. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui place le renforcement du capital humain, l’amélioration des services publics essentiels et l’accès équitable aux soins au cœur de l’action publique, avec l’ambition de bâtir un système sanitaire plus performant, plus accessible et davantage centré sur les besoins des populations.
SANTÉ : LE GABON AU CŒUR DES ÉCHANGES INTERNATIONAUX POUR FAIRE RECULER LA MORTALITÉ INFANTILE
7 septembre 2026- 0
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