NUIT DES 100 JOURS : SOSTHÈNE NGUEMA NGUEMA DRESSE LE BILAN DES PREMIÈRES RÉFORMES DU SECTEUR MINIER

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Invité de l’émission spéciale « La Nuit des 100 Jours » diffusée le jeudi 4 juin 2026 sur Gabon 1ère, le ministre des Mines et des Ressources Géologiques, Sosthène NGUEMA NGUEMA, a présenté le bilan des cent premiers jours d’action de son département ministériel, dans le cadre de l’exercice de redevabilité institué par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.

Dès sa prise de fonction, le ministre a engagé un diagnostic complet du secteur minier, portant à la fois sur l’organisation interne du ministère et sur les activités des opérateurs privés. Cette démarche a conduit à la création du Comité de Management du Ministère (C2M), un mécanisme de concertation hebdomadaire destiné à renforcer la coordination, la transparence et l’efficacité de l’action administrative. Sur le plan réglementaire, cinq textes majeurs ont été adoptés au cours de cette période, jetant les bases de la réforme du Code minier afin de l’adapter aux ambitions de la 5e République.

Parmi les projets structurants engagés, la signature de la convention d’exploitation du gisement de fer de Milingi avec la société Avilla Mining Gabon constitue une avancée majeure. L’entrée en service de l’usine est prévue pour décembre 2026. Avec des réserves estimées à près de 500 millions de tonnes, ce projet devrait générer environ 500 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Le projet ferrifère de Banyaka poursuit quant à lui sa phase administrative finale, pour une mise en exploitation envisagée au premier trimestre 2027.

Concernant le gisement de Belinga, développé par la société Ivindo Iron, les travaux d’exploration se poursuivent activement. À ce jour, 225 000 mètres linéaires de forage ont permis de certifier près de 1,4 milliard de tonnes de minerai de fer dans le bloc ouest du site. Le démarrage de l’exploitation est prévu à l’horizon 2030. Dans la province de l’Estuaire, la société chinoise Zanin a également franchi une étape importante en sollicitant un permis d’exploitation pour un gisement estimé à 640 millions de tonnes de fer, après deux décennies de recherches.

S’agissant du manganèse, le Gouvernement poursuit son objectif de transformation locale de la ressource, avec une interdiction de l’exportation du minerai brut programmée pour 2029. Plusieurs opérateurs sont déjà engagés dans cette dynamique industrielle. Comilog a identifié un site à Owendo pour l’implantation de ses futures unités de transformation, tandis que Nouvel Gabon Mining prévoit la mise en service de son premier four à Mounana dès décembre 2026. De son côté, le groupe japonais AML poursuit les études relatives à son implantation. À terme, cette stratégie de transformation locale devrait permettre la création d’environ 16 000 emplois.

Dans le secteur aurifère, le ministère a engagé une réforme profonde de l’exploitation artisanale de l’or, désormais classé parmi les minerais stratégiques. Les cartes individuelles d’exploitation ont été suspendues au profit d’un système de coopératives exclusivement réservé aux nationaux. La mise en place de ce nouveau dispositif devrait être prochainement validée en Conseil des ministres. Parallèlement, un mécanisme de traçabilité de la production ainsi qu’une politique de constitution d’un stock national d’or sont en cours d’élaboration.

Sur le plan international, le Gabon a renforcé sa diplomatie minière à travers sa participation à plusieurs rencontres majeures. Lors du salon Mining Indaba en Afrique du Sud, un accord de coopération a été conclu avec le Geoscience Council. Au Canada, à l’occasion du sommet de Toronto, deux permis de recherche ont été attribués à des sociétés canadiennes. Au total, 21 permis de recherche et 14 permis d’exploitation ont été délivrés au cours des cent premiers jours. Dans le même temps, 163 fiches bleues ont été signées et transmises à la Fonction publique afin de favoriser l’intégration des agents du ministère.

À travers ces différentes réformes et projets, le ministère des Mines et des Ressources Géologiques réaffirme sa volonté de faire du secteur minier un levier majeur de diversification économique, d’industrialisation et de création d’emplois. Cette ambition s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, qui vise à porter la contribution du secteur minier au PIB national de 6 % actuellement à près de 20 à 25 % d’ici 2030.

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