Sur Très Hautes Instructions du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, le Gouvernement engage une vaste opération de rationalisation du domaine minier national. À l’issue d’un audit approfondi, 52 titres miniers non conformes ont été retirés, permettant à l’État de récupérer les périmètres concernés.
Le Gouvernement franchit une étape importante dans le renforcement de la gouvernance du secteur minier. À l’issue d’une vaste opération d’audit menée du 29 juin au 16 octobre 2026 sur l’ensemble du territoire national, le ministère des Mines et des Ressources géologiques a procédé au retrait de 52 titres miniers, dont 41 permis de recherche et 11 permis d’exploitation.
Cette mesure dépasse le cadre d’une simple opération administrative. Elle traduit la volonté de l’État de réaffirmer son autorité sur un secteur stratégique de l’économie nationale, tout en veillant à une gestion rigoureuse et responsable de ses ressources naturelles.
Diligenté à la suite de la suspension des activités aurifères en petite mine, décidée le 22 juin 2026, cet audit visait à vérifier la régularité de la détention des titres miniers ainsi que leur mise en valeur effective. Les contrôles effectués ont révélé plusieurs manquements aux obligations légales, réglementaires et contractuelles des titulaires, notamment l’absence d’activités sur les périmètres concernés, le non-paiement des droits et redevances dus à l’État, ainsi que le non-respect des engagements environnementaux et communautaires.
Sur le fondement des dispositions légales applicables au secteur minier, les titres concernés ont fait l’objet de mesures de retrait, permettant la réintégration des périmètres correspondants dans le domaine de l’État, sous réserve des procédures prévues par la réglementation en vigueur.
L’opération a couvert sept provinces : l’Ogooué-Ivindo, le Woleu-Ntem, le Haut-Ogooué, l’Ogooué-Lolo, la Ngounié, l’Estuaire et la Nyanga. Cette couverture géographique témoigne de l’ampleur des vérifications engagées par les services compétents et de la volonté des autorités de garantir une application rigoureuse des règles encadrant l’activité minière.
À travers cette démarche, le Gouvernement entend notamment mettre un terme à la spéculation sur les titres miniers, qui consiste à immobiliser des périmètres présentant un potentiel économique sans engager les investissements nécessaires à leur valorisation. De telles pratiques freinent le développement du secteur, limitent les retombées économiques pour le pays et compromettent les perspectives de création d’emplois au bénéfice des Gabonais.
Au-delà des mesures de retrait, cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large d’assainissement du cadastre minier, de préservation du patrimoine national et de promotion d’une exploitation responsable des ressources naturelles. L’objectif est de favoriser une meilleure valorisation des périmètres miniers, dans le respect des obligations légales, des exigences environnementales et des intérêts des communautés concernées.
Le ministère des Mines et des Ressources géologiques invite les opérateurs concernés à se rapprocher de la Direction générale des Mines et de la Géologie afin de prendre connaissance des suites administratives réservées à leurs dossiers. Il rappelle également que toute activité minière exercée sans titre valide expose son auteur aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Cette action s’inscrit dans la droite ligne des Très Hautes Instructions du Président de la République, Chef de l’État, qui place la rigueur dans la gestion des affaires publiques, la transparence et la préservation des intérêts supérieurs de la Nation au cœur de la gouvernance de la Ve République.
