La préservation de la biodiversité et l’amélioration des conditions de vie des populations constituent deux enjeux majeurs de la politique environnementale du Gabon. Comment valoriser le patrimoine naturel national tout en garantissant des retombées économiques et sociales concrètes pour les Gabonais ?
C’est autour de cette problématique que le ministre de l’Environnement et du Climat, Stanislas Stephen MOUBA OLOUNA, est intervenu dans l’émission « 26 Minutes en Plus », diffusée sur Gabon 24, autour du thème : « La facture de la vertu : le Gabon protège-t-il la biodiversité mondiale au détriment de sa population ? »
Fort de son patrimoine forestier exceptionnel et de son rôle dans la régulation du climat, le Gabon contribue aux efforts internationaux de préservation des écosystèmes et de lutte contre le changement climatique. Toutefois, la reconnaissance de cet engagement soulève une question essentielle : comment faire en sorte que les bénéfices de cette protection profitent davantage à l’économie nationale et aux communautés locales ?
L’enjeu est ainsi de dépasser la seule dimension environnementale pour inscrire la conservation dans une véritable dynamique de développement. La valorisation durable des ressources naturelles doit pouvoir favoriser la création d’emplois, soutenir les activités économiques locales et contribuer à l’amélioration des conditions de vie, notamment dans les territoires ruraux.
Cette ambition se traduit notamment par la recherche de mécanismes de financement pérennes. Les crédits carbone, les partenariats internationaux et les dispositifs dédiés au financement de la biodiversité constituent des leviers potentiels, à condition de garantir leur viabilité économique, la transparence de leur gestion et une répartition équitable des bénéfices. À ce titre, le programme Gabon Infini, lancé en août 2026, illustre la volonté de rapprocher les objectifs de conservation des besoins de développement des communautés rurales.
La question de la « facture de la vertu » renvoie ainsi à un impératif stratégique : faire de la richesse écologique du Gabon un véritable actif économique, sans compromettre la préservation des écosystèmes. Il s’agit de concilier les engagements internationaux du pays avec ses priorités nationales, en veillant à ce que les efforts consentis en faveur du climat et de la biodiversité contribuent également à la création de valeur et au progrès social.
Cette réflexion rejoint les orientations du président de la République, chef de l’État et Chef du Gouvernement, S.E Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, en matière de valorisation des ressources nationales et de développement durable. Elle souligne la nécessité de construire un modèle dans lequel la protection du patrimoine naturel, la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des populations se renforcent mutuellement.
