SGG-CTCO | PNCD 2026-2030 : 27 000 MILLIARDS DE FCFA À MOBILISER POUR FINANCER LES AMBITIONS DE DÉVELOPPEMENT DU GABON

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Ce mercredi 23 septembre 2026, le Secrétaire Général du Gouvernement, Abdu Razzaq Guy KAMBOGO, en présence de son adjoint, Christian Emane Nna, a présidé, dans les locaux de l’Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI), le Comité Technique de Coordination Opérationnelle (CTCO), consacré au financement du Plan National de Croissance et de Développement (PNCD) pour la période 2026-2030.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’exécution des directives formulées par le Vice-Président du Gouvernement lors du Comité Interministériel Sectoriel du groupe « Diversification et Croissance », tenu le 14 septembre 2026 et consacré à la mobilisation des financements du PNCD. Elle marque le premier jalon de la feuille de route confiée au Secrétariat Général du Gouvernement, chargé de produire, dans un délai de quinze jours expirant le 29 septembre 2026, un rapport de synthèse à soumettre au Conseil Interministériel, puis au Conseil des Ministres.

À l’ouverture des travaux, il a été rappelé que la mise en œuvre du PNCD, évalué à 27 000 milliards de FCFA, impose un changement de paradigme fondamental : 10 000 milliards de FCFA doivent provenir du budget de l’État sur cinq ans, et 17 000 milliards de FCFA doivent être mobilisés auprès du secteur privé et par le biais de financements innovants. Dans un contexte macroéconomique complexe, marqué par une conjoncture budgétaire restreinte et l’exigence de viabilité de la dette publique, la captation des capitaux privés et extérieurs demeure entravée par l’absence d’une réserve de projets matures et dérisqués.

Conformément au mandat du Vice-Président du Gouvernement, les travaux du groupe d’experts s’articulent autour de trois axes : la stratégie de levée de fonds, l’évaluation de la capacité d’absorption de l’État et la sécurisation juridique du Fonds d’Études Sectorielles (FES).

S’agissant du premier axe relatif à la levée de fonds, les pistes de solution identifiées lors du CIS du 14 septembre ont été examinées, notamment les prêts concessionnels via la finance climatique, la contribution du secteur privé au titre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, la mobilisation des Fonds de développement locaux, la Provision en Investissements Diversifiés (PID) des sociétés pétrolières, réorientée vers le PNCD, ainsi que la création d’un mécanisme similaire dans le secteur minier, adossé à la transformation locale des minerais. La stratégie intègre également la diplomatie économique et la mobilisation de la diaspora, avec la mise en place d’un guichet unique diaspora, d’un fonds d’investissement collectif et d’obligations diaspora en lien avec la CDC.

S’agissant du deuxième axe relatif à la capacité d’absorption, le diagnostic partagé fait état d’un modèle d’exécution budgétaire en échec, avec un taux d’exécution réel estimé à 30 % sur 15 ans, un calendrier effectif réduit à six mois et un travail en silos entre administrations. Il a été proposé d’envisager un mécanisme de plancher annuel garanti par des contrats de performance, la création de comités de synergie autour des trois domaines de concentration du PNCD que sont la transformation locale des minerais, la souveraineté alimentaire et l’agriculture, ainsi que l’instauration d’un guichet unique des projets.

S’agissant du troisième axe relatif au Fonds d’Études Sectorielles, porté par le Commissariat Général au Plan, il a été rappelé son caractère indispensable pour disposer de projets bancables et attirer les PPP, dans un contexte où, sans études préalables, aucun financement structuré n’est mobilisable. Deux options ont été retenues pour examen : à court terme, l’intégration d’une dimension « études sectorielles » aux six Fonds Stratégiques d’Investissement existants et, à moyen terme, la mise en place d’une Task Force dédiée à la définition de son cadre juridique, le Fonds étant actuellement dépourvu de personnalité juridique.

Cette séance de travail constitue la première étape de la séquence opérationnelle qui se poursuivra par les travaux en sous-groupes les 23 et 24 septembre, la rencontre avec les partenaires financiers locaux le 25 septembre 2026, sous réserve d’approbation du Vice-Président du Gouvernement, et la restitution finale en Conseil Interministériel le 29 septembre 2026. Elle témoigne de la volonté du Gouvernement de doter le Gabon d’une planification stratégique crédible et soutenable, conformément à la vision du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, visant à démontrer, d’ici 2032, que le pays est sur une trajectoire de progrès tangible dans le cadre du Gabon 2050.

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