À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, le Gouvernement gabonais renforce le suivi des travaux engagés pour moderniser les infrastructures éducatives et améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. C’est dans cette dynamique que la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, a effectué, ce mardi 25 août 2026, une visite des chantiers inscrits dans la phase 2 du Projet d’investissement dans le secteur de l’éducation (PISE), dans la commune de Ntoum.
Au terme de cette visite, une réunion de travail avec les entreprises chargées de l’exécution des travaux a permis de faire le point sur l’état d’avancement des différents chantiers. À cette occasion, la ministre a déploré les retards constatés notamment sur les sites de Nkan-Poussière et de Nkoltang, tout en appelant les entreprises à redoubler d’efforts afin de respecter leurs engagements contractuels.
À Nkan-Poussière, un retard qui appelle à davantage de rigueur. Initialement prévue pour décembre 2025, la livraison du chantier accuse un retard important. L’entreprise en charge des travaux a notamment évoqué des difficultés liées à la nature du terrain, aux fondations ainsi qu’à des contraintes de trésorerie. Une nouvelle échéance a ainsi été annoncée pour mars 2027, nécessitant un suivi particulièrement rigoureux de la part des autorités compétentes.
À Nkoltang, une progression plus encourageante. Le chantier présente, pour sa part, un niveau d’avancement jugé plus satisfaisant. Toutefois, le calendrier demeure contraint à l’approche de la rentrée scolaire fixée au 7 septembre. La mobilisation des équipes et l’accélération des travaux apparaissent donc indispensables pour permettre une mise à disposition des infrastructures dans les meilleurs délais.
Des exigences renforcées pour garantir la qualité des investissements publics. Face aux retards constatés, la ministre d’État a invité les entreprises à prendre pleinement leurs responsabilités et à faire preuve de davantage de rigueur dans l’exécution des marchés publics. Elle a rappelé que ces infrastructures ne constituent pas de simples ouvrages, mais qu’elles répondent directement aux besoins des élèves, des enseignants et des familles.
Une modernisation au service de l’équité territoriale. Au-delà de la construction et de la réhabilitation des établissements scolaires, le PISE s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer les capacités d’accueil du système éducatif, de réduire les disparités entre les territoires et d’offrir aux apprenants des espaces d’enseignement dignes, sûrs et adaptés aux exigences de l’éducation moderne.
Dans les zones confrontées à une forte croissance démographique et à une augmentation des effectifs scolaires, ces investissements revêtent une importance particulière. La construction de nouvelles salles de classe et la réhabilitation des infrastructures existantes doivent permettre d’accompagner durablement cette évolution, tout en améliorant les conditions de travail et d’apprentissage des élèves et des enseignants.
Le PISE, un levier de transformation de l’école gabonaise. À travers ce projet, le Gouvernement entend traduire en réalisations concrètes l’ambition portée pour le secteur éducatif. Le suivi régulier des chantiers, le respect des délais d’exécution et l’exigence de qualité constituent, à cet égard, des conditions essentielles pour garantir que les ressources mobilisées produisent des résultats à la hauteur des attentes des populations.
Cette démarche traduit la vision du Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, qui fait de l’éducation et du développement du capital humain des priorités pour l’avenir du Gabon.

