En ouverture des travaux, le Secrétaire Général du Gouvernement a salué la mobilisation des participants, soulignant que ces rencontres traduisent la progression constante d’un processus structurant pour l’économie nationale. Initiées il y a plusieurs mois, ces sessions visent à renforcer les mécanismes de mise en œuvre de cette importante réforme portée par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA.

Dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre de la mesure présidentielle relative à l’interdiction de l’importation de poulet de chair, prévue à compter du 1er janvier 2027, le quatrième comité technique de coordination opérationnelle s’est tenu ce jeudi 9 avril 2026, sous la présidence du Secrétaire Général du Gouvernement, Abdu Razzaq Guy KAMBOGO. La rencontre s’est déroulée dans la salle de réunion de l’ANPI-GABON, à l’immeuble Séréna Mall, en présence de plusieurs départements ministériels ainsi que des principaux acteurs de la filière avicole.

Au cours des échanges, les différents acteurs ont présenté leurs contributions et les avancées enregistrées. La Société Meunière et Avicole du Gabon (SMAG), acteur clé du dispositif, a réaffirmé son engagement à atteindre l’objectif de production annuelle de 120 000 tonnes de poulet de chair. L’entreprise prévoit une augmentation de sa production de 20 %, tout en consolidant l’approvisionnement en poussins sur le territoire national, avec l’appui de partenaires stratégiques tels que le groupe ivoirien AVOS. Elle a également insisté sur la nécessité de développer une filière parentale pour garantir la pérennité du projet.
De son côté, le Groupement d’Intérêt Avicole (GIA) a mis en lumière le rôle central de l’agriculture dans la stratégie de diversification économique du Gabon. L’organisation plaide pour la mise en place de mécanismes d’accompagnement fiables en faveur de l’entrepreneuriat agricole, tout en indiquant que des partenaires financiers sont disposés à soutenir le projet, sous réserve de certains ajustements.
Le Centre de transformation et vente de produits agricoles (AGRIVERT), pour sa part, a souligné l’importance d’une orientation résolue vers une production industrielle, créatrice d’emplois. L’organisation recommande notamment l’instauration d’une taxe à l’importation à l’horizon 2027 afin de protéger la production locale, ainsi que la mise en œuvre de programmes d’accompagnement dédiés aux petits producteurs.
Quant à la Société Gabonaise de Développement Agricole (SOGADA), elle a attiré l’attention sur les difficultés d’accès au financement, le secteur agricole restant encore insuffisamment valorisé par les institutions bancaires. Elle appelle à la mise en place d’une dynamique nationale forte pour soutenir durablement les acteurs du secteur.
Sur le plan opérationnel, des avancées notables ont été enregistrées. Un dispositif d’accompagnement des petits et grands producteurs est en cours de déploiement, adossé à un mécanisme de financement mieux structuré. L’identification des acteurs progresse également, avec déjà une centaine de producteurs disposant de titres fonciers. Par ailleurs, plusieurs actions concrètes ont été engagées, notamment la commande de 12 kits solaires, l’acquisition de produits vétérinaires et la construction de poulaillers pour les bénéficiaires retenus.
En complément, diverses solutions pragmatiques ont été formulées, dont l’élaboration d’un plan opérationnel de suivi environnemental, afin d’assurer la durabilité du projet.
Clôturant les travaux, le Secrétaire Général du Gouvernement a exhorté l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’efforts et à s’investir pleinement pour atteindre les objectifs fixés, en vue de rendre effective, dès le 1er janvier 2027, l’interdiction de l’importation de poulet de chair sur le territoire national.
Cette mobilisation collective traduit clairement la détermination du Gouvernement à construire une économie gabonaise plus souveraine, plus résiliente et davantage axée sur la valorisation de la production locale, tout en assurant la sécurité alimentaire et la création d’emplois durables.



































