Libreville, le 12 février 2026 – Le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits Humains, M. Augustin Émane, a effectué une visite d’inspection majeure à la Prison Centrale de Libreville. Cette descente sur le terrain marque le point de départ d’une série de réformes visant à humaniser le milieu carcéral.
Un diagnostic complet de l’univers carcéral
La visite à couvert de l’ensemble des secteurs de l’établissement, permettant au Garde des Sceaux de confronter les rapports administratifs à la réalité du terrain. L’inspection a porté sur :
- Le commandement en chef et les conditions de travail du personnel pénitentiaire ;
- Les quartiers spécifiques (mineurs, femmes, hommes) pour évaluer la promiscuité et l’hygiène ;
- Les services médicaux et les structures de formation professionnelle.
Lutte contre la détention préventive abusive
Face au constat alarmant du taux de détention préventive, le Ministre a annoncé une mesure immédiate et concrète : la mise en activité d’une commission d’enquête administrative.
« Toute personne dont le maintien en détention ne repose plus sur un fondement légal retrouvera sa liberté dans les plus brefs délais », a martelé le Ministre.
Cette commission a pour mission d’identifier les dossiers en souffrance et de corriger les irrégularités procédurales, garantissant ainsi le respect strict de la loi et de la dignité humaine .
La réinsertion : un défi de société
Tout en saluant les dispositifs de formation existants au sein de la prison, M. Augustin Émane a rappelé que la réussite de la réhabilitation dépendait de l’acceptation sociale. La réinsertion est présentée comme un engagement collectif :
- À l’intérieur : Par l’apprentissage et le suivi médical ;
- À l’extérieur : Par l’accueil et les opportunités professionnelles offertes aux anciens détenus.
Pour le Ministre, une réinsertion réussie est le meilleur rempart contre la récidive et un levier essentiel pour la cohésion sociale.








