Libreville, lundi 19 janvier 2026 – Le Ministre de l’Industrie et de la Transformation Locale, Me Lubin NTOUTOUME, a présidé une séance de travail déterminante avec les responsables de l’ Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR). Cette rencontre marque un tournant dans la stratégie nationale de contrôle qualité, alors que le pays s’apprête à lancer des réformes majeures dans le secteur agro-industriel.
Régularisation des mandats et protection des intérêts de l’État
Le premier volet de la réunion a porté sur le cadre juridique liant l’AGANOR à ses mandataires techniques. Soucieux de garantir la souveraineté nationale en matière de contrôle, le Ministre a instruit la direction de l’Agence de :
- Finaliser sans délai les conventions en attente ;
- Veiller au strict respect des intérêts de l’État dans les clauses contractuelles ;
- Assurer une meilleure supervision des prestataires agissant au nom de la normalisation gabonaise.
La normalisation au service du « Poulet de chaise Gabonais »
L’une des annonces phares concerne l’alignement de l’AGANOR sur les priorités de souveraineté alimentaire. En prélude à la mise en place de la centrale d’achat en avril prochain et à la création de fermes avicoles nationales, l’Agence doit définir des normes de qualité rigoureuses.
L’enjeu est de taille : accompagner l’ arrêt progressif des importations de poulet de chair en garantissant que la production locale respecte les normes sanitaires, de calibrage et de conservation les plus strictes. L’AGANOR devient ainsi le gardien de la confiance des consommateurs envers le label « Made in Gabon ».
Une approche transversale de la qualité
Maître Lubin NTOUTOUME a réaffirmé que la normalisation n’est pas un silo isolé, mais un levier transversal. L’AGANOR doit désormais intervenir avec force dans :
- L’Agriculture : Certification des entrants et des produits finis ;
- Les Infrastructures : Respect des normes de construction et des matériaux ;
- L’Industrie : Standardisation des processus de transformation locale.
Cette vision vise à harmoniser l’action publique pour que chaque projet structurant engagé par le Gouvernement de la Transition réponde à des critères d’excellence internationale.








